‹ Proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 156 sur 247 · SCENE XIX · texte numérisé non relu

SCENE XIX

FRANÇOISE, seule. .

N'est-il pas cruel pour moi d'être forcée de rester ici? J'aurais eu tant de plaisir à voir l'effet que va faire notre demoiselle ! On n'aura jamais vu une aussi jolie mariée... Enfin, j'irai ce soir au bal; je la verrai danser. Je verrai aussi monsieur Justin , qu'elle trouve si beau danseur. Pour monsieur Ernest, je ne sais pas pourquoi je m'imagine qu'il doit manquer de grâces j il me semble tout d'une pièce. Ça peut être un bo.n jeune homme ; mais c'est trop sérieux pour son âge. 14 faut attendre. Je quitta le service de ma-

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dame pour suivre mademoiselle , et c'est fort raison* nable de la part de madame; car certainement, si mademoiselle veut avoir confiance en moi, je ne la laiisserai pas devenir victime, comme on voit tant de pauvres petites femmes. (EUe s'approche d'une croisse.) Il faut qiieje voie les gens de la noce monter en voiture.*.. Que de monde!.... C'est presque tous parens.... Je n'en connais pas le quart ; on en reçoit si peu ici. Ils préfèrent recevoir des amis : ils ont raison... Quelle est donc cette dame à qui madame La Tremblaie fait tant de politesses, et qu'elle veut Étire monter en voiture avant elle? C'est madame du Drochet, dont elle disait pis que pendre il y a quelques jour$. C'est joli le monde. Ah! voilà mademoiselle. Ils ne veillent seulement pas à la garniture de sa robe... Qu'est-ce que c'est donc?... Eh bien, elle descend... Elle rentre dans la maison... Aurait-elle oublié quelque chose?... Cherchons donc. (EUe regarde autour d'eUe.) Ellc a ses gants, son éventail , son châle... Je ne vois pas ce qui peut lui manquer.

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