SCENE XX. Si
chapeau de la mariée; c'est l'essentiel. Je vais le chercher.
( ElleWt. ) AGLAÉ.
Je savai^ bi^în que je ne l'avais pas; mais qui estce qui affiche ces choseç-là aujourd'hui? Vous auriez dû prendre mon parti, firnest.
MADAME VIÉTOF.
Mon enfant, mon enfant, il aurait eu tort; et je ne sais pas où j'avais la tête de ne pas m'étre aperçue de cela.
AGLAÉ
Ma tante ne sait que me contrarier. Si elle n'eût rien dit , personne n'en aurait parlé.
ERNEST.,
C'est un pfetit désagrément. ^
AGLAÉ
Comment placer ce vilain bouquet dans une coiffure aussi bi^n faite? C'est une satisfaction que l'on donne aux commères; car il n'y a que les commères qui attachent de l'importance à ces vieilleries-là. A quoi cela rime-t-il ? Qu'est-ce que cela signifie ?
MADAME VIETOF.
Cela signifie beaucoup.
AGLAÉ
Je VOUS assure que cela ne signifie rien.
FRANÇOISE, apportant le chapeau. «^
Je, le croyais perdu. Tenez, le voici, mademoiselle.
( Aglae prend le bouquet , et en arrache plusieurs boutons. )
2bS LE PLUS BEAU JOUR BE LA VIE.
MADAME VIÉTOF;
Que fais-tu donc ?
AGLAÉ
Certes , je ne mettrai, pas tout cela.
MADAME VIÉTOF, k Ernest.
Elle a sa petite tête. ( a «a mie.) Assieds-toi; je vais l'arrangCT de façon qu'on ne le verra guère.
A£rLAÉ, l'asseyant.
Quel usage ridicule! (A Emest, tandis que sa mère lui attadie le
bouquet.) Vous riez. Sans vous, cependant, je ne serais pas obligée dç me prêter à des choses pareilles.
ERNEST, avec enjouement.
J'ai bien des torts envers vous.
Regarde-toi. Es-tu contente ?
AGLAÉ se, lève et va devant une glace.
Oh! fi donc. CEiieôte le bouquet.) Tcucz, Frauçoisc, mettez-le tout-à-fait sous mon voile. (On entend de la musique.)
Quel est donc ce bruit?
ERNEST, qui s'est approcha d'une crois<^e.
C'est la musique de la garde nationale qui vient vous donner une aubade.
AGLAÉ
11 ne manquait plus que cela. De quoi se mêle-t-elle?
ERNEST
Vous épousez un capitaine : c'est un hommage que l'on vous rend.