SCÈNE XX. 28a
AGLAÉ
Ernest, mon cher monsieur Ernest, faiteS'-moi l'amitié de la renvoyer, je vous prie.
ERNEST
C'est difficile.
ÂGLAÉ.
Je ne sortirai pourtant pas tant^que ces musiciens seront là.
ERNEST
Pourquoi pas ?
AGLAE.
Parce que c'est une esclandre. Soyez donc un peu complaisant.
ERNEST. '
Je ne demande pas mieux.
AGLAE.
Eh bien , allez donc.
MADAME VIÉTOF.
Cela a cependant bonne mise. Des militaires, de la milsique, toutes ces voitures... Je parie qu'il n'y a pas une femme de la noce qui ne voudrait être à ta place.
AGLAE.
Maman, vous savez. combien je suis timide, et laversion que j'ai pour ce qui fait de l'embarras. Comment monter en voiture devant tous ces voisins qui sont aux fenêtres, au milieu des portières du quartier? En vérité, je ne puis m'y résoudre... Ernest, mon ami , je vous en demande pardon , je sens que
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cela vous coûte ; mais ne pouvez-vous pas faire quelque chose pour moi ?
ERNEST , lui baisant la main.
Tout ce que vous voudrez, ma chère amie.
( Il sort. )