SCENE I. 50 f
c'est que j'ai eu peur que cela ne sentît trop fort, et que vous n'en fussiez incommodée.
HENRIETTE
Vous avez toujours des excuses pour ne rien donner, et même pour ne pas rendre les éventails que vous cassez. ^
M. DUMONT, riant.
Vous pensez encore à cela ?
HENRIETTE
Je vous en parlerai jusqu'à ce que vous m'en ayez rendu un autre.
M. DUMONT
Vous m'en parlerez long-temps.
HENRIETTE
Vous n'avez guère de honte , toujours.
M. DuaoNT.
Etes-vous contente d'avoir un sujet de querelle contre moi !
MADAME ROCHEVILLE.
Henriette a de la rancune , comme Vous voyez.
M. DUMONT
C'est la malice en personne.
HENRIETTE
Voilà comme il se tire de tout.
MADAME ROCHEVILLE , regardant dan.<i la coulisse.
Ma bonne amie, va un peu présider à l'arrangement des draps. Je vois d'ici que les domestiques ne s'y prennent pas bien.
HENRIETTE
Oui, maman.
( Elle sort. )