M. DUMONT, GUSTAVE
GUSTAVE
Monsieur , faites donc entendre raison à mon bon ami et à. madame Rocheville pour aller à cette Croix-de-Fer, puisque vous croyez que c'est là qu'on est.
SGÈlfrE VI. * 309
M. DUMONT
Je ne demanderais pas nlieux.
GUSTAVE
On sera beaucoup de monde , n'«sj:-ce pas ? Y a-t-il d^s jeunes gens de mon âge ? Je veux m'en donner aujourd'hui. Monsieur l'abbé ne pourra rien . dire , c'est une partie extraordinaire.
M. DUMONT
Il n'y a pas de précepteur à la campagne.
GUSTAVE
C'est ce que je pense.
M. DUMoirr,
D'ailleurs , on ne veut pas faire de vous un abbé?
, GUSTAVE
Je ne sais pas. On ne veut jamais me laisser courir ; et cependant je cours bien, car j'attrape toujours mon bon ami.
' M. DUMONT
Nous l'attraperons aujourd'hui ensemble; ne vous inquiétez pas.
Maman m'a tant fait de recommandations avant de partir.
M. DUMONT.'
Elle ne vous a pas recommandé de ne pas vous amuser ?
GUSTAVE
Au contraire.
M. DUMONT
Eh bien , c'est tout ce qu'il faut. J'ai eu rhonneur de coimaître monsieur votre père ; . c'est lui qui était un bon espiègle!
GUSTAVE
Mon papa ?
M. DUMONT
Oui y oui, votre papa. Il me racontait souvent les. tours qu'il faisait à son précepteur.
GUSTAVB.
On m'a pourtant assuré qu'il avait toujours été bien sage.
M. DUMONT
Être un peu espiègle, cela n'einpêche pas d'être sage.
GUSTAVE
Vous avez raison.