L'ABBÉ, GUSTAVE
GUSTAVE
Monsieur Tabbé, on peut bien être espiègle sans cesser d'être sage.
L'ABBÉ
Vous êtes un petit vaurien , monsieur, et je m'en plaindrai à votre chère maman. Me forcer de courir à cheval !
GUSTAVE
Vous n'avez pas faii vingt pas, ^
MADAME RUINARD, bas k M. Dumont.
Est-ce que c'est aussi des nôtres ?
M. DUMONT, en levant les «fpatUes. '
Sans doute.
MADAME RUINARD.
En ce cas, A faut que je m'amuse. (Haut k l'aiib^.) Ah! monsieur l'abbé , qu'est-ce que vous avez donc dans vos cheveux?
(ÏUle lui prend la. tête entre les deux mains, et le deeoifife entièrenfent. Gustave et M. Dumont se mettent li rire. )
L'ABBÉ, en colère.
Vcrilà une bien mauvaise plaisapterie , madame.
«MADAME ROCHEVILLE , bas k l*|bbe.
D'où contiaissez-vous cette femme ?
L'ABBÉ, bas, ^ madame RocheviUe.
Je ne l'ai jamais vue.
MADAME RUINARD, riant.
C'est une plaisanterie de campagne.
L'ABBÉ
c'est une plaisanterie de guinguette.
MADAME RUINARD.
On m'en a bien fait d'autres; que de robes, que de bonnets on m'a déchirés !
L'ABBÉ
Je le crois sans peine.
MADAME RUINARD.
Est-ce que vous me gardez rancune, mon révérend?
L'ABBÉ
Finissons, madame, je vous prie.
MADAME RUINARD.
C'était pour faire rire votre petit bonhomme, et vous empêcher de le gronder.
J'ai ri de surprise, mais sans vous approuver cependant. ^ ,
MADAME RUINARD.
Tiens , ce petit pédant ! >
L'ABBE, à madame Roclieville.
Il n'y a pas moyen d'y tenir.