SCENE II
LS CABÇON DE BUftSàV , «eul.
C'est dommage que les assises soient $i courtes cette fois-ci. Il n'y en a jamais en de meilleures pour moi. Ces diables de prévenus finissent toujours par connaître quelques uns de leurs jurés. Je parierais que ce petit billet est encore une recommandation. La fille Mengin, qu'on juge aujourd'hui, est une assez jolie créature ^et une jolie créature est toujours connue de quelqu'un. Quant à monsieur Parlavide, avocat, c'est à coup sûr ce grand sec qui a fait durer si long-temps la séance d'hier. Quand il y a des avoués ou des avocats dans le jury, c'est k n'en plus finir. Il me semble que ces messieurs-là, qui vendent
si cher leurs paroles , devraient en être plus avares quand ça ne leur rapporte rien. Apparemment la force de l'habitude les entraîne. Ils veulent se tenir
en haleine. (Il tourne autour de U table et range des papiers « ) QuC de
papier perdu ! Tous les jours j'emporte chez moi des rames de griffonnage. Tiens ! en voilà un qui a dessiné un petit hussard. Ça n'esl: pas trop mal, ma foi !.... Je croîs que les voilà qui reviennent. Je ne me trompe pas.... Ils parlent dans les corridors; c'est bon signe pour l'accusée,
( II ouvre la porte aqx jiiiëii. )
344 LE jrURY.