LÉON, PAULINE, M. PARTOUT
M. PARTOUT
Vous êtes encore là , Pauline ? Allez donc rendis
réponse à Ce^ monsieur. ( Paulme «on avec une dânardie tfa^R^ale.)
Qu'est-ce que .Vous disie^p ensemble ? Swement elle te'parlait de son mariage. ^ ^
USON , avec e'ioij^anent.
Pauline va se marier ?
« SCENE ui. 4ta^
M. PARTdtïT.
La semaine prochaine , je etois. Elle n'a rien que cette petite figure que tu lui connais ^ et peut-être un trottsseau <|u'il m'en eoût«ra; eh bien , avec cela, elle a-trouvé un gfancT nigaud fprt à son aise, ma foi! et q«i est en admiration devant ses phrases de roman.
LEON , k part. '
Ç'^est charmant ! Une comédienne de 'plus.
; • (H rît.)
M. PABTOUT.
De quoi ris-tjx.?
Voyons votre plaidoyer, mon oncle. '
M. PARTOUT
Je ne crois pas avoir rien feit de plus convenable. L'histoire est assez vilaine; c'est un tuteur qui a voulu soustraire à ses pqpilles la fortuae de leurs parens/ et'qpi a pris pour cela deis moyens un peu« étrangfts*...M mais le/su|et' est beau pour un avocat» Après avoir éludé les plus grandes difficultés , et « donjné à ma cause tous Iqs traitîi du roman le plu^ touchant 9 je m'ict*ie...
LÉO»
Mon oncle, mettez votre robe, cela donnera fh» d'aisance £(^ votre débit.
« M<vPikBT0tJT, passant ttift rolte^'avocat.
l'u te rappelles donc-que c'eSt-mon habituole quand j'éftidie mes plaidoyers ?
LÉO»
Elle est excellente. * * •
c4M TOUS LE» eOMlEMENë, «te.
M. PARTOUT
Ecoute hien : je m'adresse 4i»x jwrés et eux juges, (u lit d'an tmrdAiaintoira.) ff JfiaXgté riiRiocence l>îen recon* ff nue de mon climat, je tremblarais eoeore; messlears, « si le hasard no^ eût donné un ^ùry teoins^édairé, « et«i nous avions des jAges moins intégres; mais le (c ciel a voulu que Ist Causera plus juste fût soumise «c a«ix hommes les plu^ V^tueux. » Ce n'est pas c<da , que je voulais te lire i c'est, commun.
LÉO]#
Qu'importe? cf la fait toujours deTe£fet9'SUPtout ave€ le tqn que vous y mettez. ' *
M. PARTOUT
Tu dois trouver' oue j'ai gagné sous ce rapport-là?
Ëjtoimaaunent.
M. PAftTOIV.
JTai bien travaillé pour devei|tf aussi ufilurel.
Vous faites peut-être encore un pêji trop de gestes.
IM^ PARtOUT.
- le le sais h^en ; mais il y a tel ^ry qm nous con- ' darï)nerait si noi^s en faisions motes. Laiss^^moi eon-
tÛVUer. (IlreprQ|id^OB4i»iVU$<;r4f,qu'ili»uillette.) Tu VaS V<^r... c'eSt
d'une force, d'une chaleur entraînantes... ( Toujours fe«nie.
unt); je n'hésite pas à le dire, c'est ce que j'ai fait jje mieux... Aboyons... ah! c^i tient au fond de Pa£&ire et ne t'intéi^sserait pas. (iiutiks.) Hoil, ihap, hon
reinpli&sage.obligé... cela ne vaut rien... (To&jours reometMM.) Je voudrais te trouirer quelque b^au passage.. .T^h! m^y voici... non,, non, ce n'est pas encore là... ( u passe plusieurs feuiUets.) C'est que tu es difficile... Il faudrait lire entièrement... Coninaent ! je ne trouverai rien que je piïisse détaehèF... c'est 'singulier... (u^^^^s) Hon| bon, hon, il y a trop d'ensemble... c'est trop parfait. Voilà deux pages cependadtft q^e je pourrais retrancher... Ënfii>y tu vas entendre la pérorajsoi\, que je trouve un chefd'œuvce* (UiiMd'ufttonsoicimei.) a L'tjonnéte hoflo^Be, à la a fin de sa cai^iere , désabusé des prestlgjieB de la vie , «ne conserve plus qu'une .espérance; son cœur ne « bat plus que pour une seule ambition , anibili<^ «clpuable^ qui n'aspire qu'à laisser »prè$ soi un opm <f recommandable. C'est cette ambition que nos^adr <c versaiws ont voulu comb^Pttre ; c'est cette espérayace a qu'ils ont' voulu 'détruire. S'ils eussent pu mettre eai « défaut réq"kité de ùe tribunal augu&té , un vieillard ce vénérable eût passé le peu de jours qui lui restent « à vivre dans les angpisses du plus affreux supplice , « celyf de ûe laisser à sa famille qu'un nom 'flétri et « une mémoire déshonorée. »
LEON, applafbdissant.
Cravo !
M. PARTOUT
Tu es donc content ?
LEON
SraycJ bravo!
M. PABf OUT.
Qu'est-c#que ^foiit di^ hra^ofJitwm est une ex-
%%M TOI»» LEâ C€flÊSMÊNB, etc.
I^re^ioirde thé&û'e; voudrais-tu me limiter en camaraille, et ne devin^rais-je pas^ ta prétiuition ?
LÉON
j^! mon cher oncle, que vops êtes diffîcultueux!
M. PARTOUT
- C'est peut-être là ton ^pérançe de me trouver en iSagraàl; délit. £ntendons-n<))us ; iLa toujours été permis à un orateur de varier son débit, et ofi ne l'ajamai& tafé d'être un comédien pour donner à £es inflexions le ton qui convient à l'effet ^H veut produire*
' * LtO».
Buisque l'éloquence est l'art de persuader^ je sais
bien qu'il faul, en plaidant pour un malhonnête
homme , en^player le même ton et les raêmas espres-
ùoiis (|ue si Ton défendait rhQmin& W plés vertueux.
Certainement* Sanà cel% les juges auraient le drpit | de nous dire: «Quoi! vous voulez nofts toucher, nous éiçiouvoir, et vous n'ave^ pas l'air de pen^r un mot de ce que vous dfttt^s ! »
i LBON.
Je suis d'accord avec vous.
M. PARTOUT
Le ujaHieur du go&t qui te domine , c'est de travestir tout en inytation^e théâtre.
Au c^ntraiii^ iln'i^ a*pe#s6mie pAus souvent dupe