MADAME DE C(%URY
Ces eaux-ci 9ont admirables ; leur efficacité est si grande, que Ton est guéri rien que pour avoir eu la peHsée d'y venir.
MADAME DE LA RABATTEKIE
Âh ! madame ; il ne faut pas d'exagération.
M. DE THÈCLE
' Est-ce que vous souffrez réellement ?
MADAME 'DE LA RABATTERIE
Oui, monsieur. Du vivant de monsieur de la Rabatterie , j'étais toujours bien partout où nous étions ensemble ; depuis que je Tai perdu, je ne puis pas Tester en place.
MADAME BB CÔSBRY.
Madame , si nous parlions de notre affaire à monsieur de Thècle ? Il a de l'imagination ; il nous donnerait des conseils.
MADAME DE LA RABATTERIE
Je vous ai dit que je m'en chargeais.
MADAME DE COEURY , k M. àe Thëele.
Nou§ voulons marier Francise.
M. DE THÈCLE
Quoi ! ce grand Allemand ?
48t l'Es ]K>TS.
HkDkME Da COBURT.
Cela nous occupera. Le docteur dit que» c'est une belle action.
M. DE THÈGLE.
Madame de âennecé est là-dedans aussi, je crois?
lilADABIE DE CŒURT. ^
Madame de Sennecé !
M. DE THÈCLE
N'est-il pas question d'une petite Perrine ?
MADAME DE GŒURY.
Oui.
M. DE THÈCLE
Vous voyez bien que je suis au fait.
MADAME DE COEURY.
Alors je ne m^en mêle plus; je ne veux rien avoir de commun avec madame de Senjiecé.
MADAME DE JA RABATTSRIE
Voilà de l'inconséquence, ma chère dame, permettez-moi de vous le dire. M. de Thècle ^t-il bien sûr de ce qu'il avance? On ne se joue pas ainsi du sort de pauvres gens à qui on a promis sa protection.
M. DE THÈCLE
C'est vrai. Moi-même je puis me tromper. Ah! mesdames, venez donc voir un cheval que j'ai acheté , et qu'on vient de m'amener ; il est dans la «cour.
MADAME DE COEURY.
Je ne demande pas mieux.
8«ÉNB vm. *iif
SCflNE VII.
lES PRéc£D0irs, FRAI^GISC, PERRINE.
If • '
FRil^GISC, k madame de Gœary.
Matame^ foilà mamzelle Perrine.
* . MADAME DE CQEURY, négligemment.
Elle est gentille.
MADAME DE LA RABATTERIE
Très-gentille. .
M. DE THÈGLE, k part.
C'est ma petite ouvrière. Certainement qu'elle est gentille.
( Il donne le brai aux deux damei , et tort avec allei . )