SCÈNE II
GUILLEMOT
(En dehors.) Mademoiselle Gertrude! ( neutre.) Personne ne répond. Elles sont dans la chambre à coucher. J'ai tant de plaisir à voir cette maison habitée que, si ces dames voulaient le permettre, je leur tiendrais compagnie toute la journée. Cette demoiselle Gertrude a des façons si engageantes, si polies, que plus je la regarde de^près, plus je lui trouve je ne sais quoi qu'on , n'a plus à son âge. Ah ! que cela ferait bien une madame Guillemot! Jusqu'ici j'avais été trop occupé pour pouvoir pçnser au mariage; mais à présent que j'ai de petites rentes, que je suis concierge d'une maison qui ne peut pas se louer, que , par conséquent , je n'ai rien à faire, il me semble que c'est le moment de prendre une femme. Malheureusement madame de Ponteau n'est pas ici pour long-temps, et, avec une demoiselle comme mademoiselle Gertrude , on ne peut pas brusquer une déclaration. C'est de l'ancien temps ; ça connaît les
usages. Si je lui écrivais Le papier souffre tout,
comme dit cet autre; mais c'est l'orthographe qui me gène N'importe! je ne mettrai dans ma lettre
que les mots dont je suis sûr. (U s'assied à une table et écrit avec
tous les signes du coutentement. ) Ça va à merveiUe commcut
donc, c'est étonnant J'y mets peut-être trop d'esprit; je crains que ça n'ait pas l'air vrai D'hon-*
jieur, si une femme m'écrivait comme cela.,..,.