‹ Proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 72 sur 247 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

étonnement, quand j'apprends qu'elle est partie depuis plusieurs jours , et 'qu'elle a donué^ Tordre d'adresser ses lettres ici , sous le nom de madame de Ponteau.

GUILLEMOT

Attendez donc , monsieur ; attendez donc. Elle a donné l'ordre, 4Jites-vôus, d'adresSer ses lettres ici, sous le nom de madame de Ponteau; mais ce n'est peut-être pas elle qui est madame de Ponteau. Oserais-je vous demander quel âge à peu près se donne^ madame votre épou&e ?

LE COLONEL

Elle a vingt-deux ans.

GUILLEMOT

Madame de Ponteau en a soixante^ .

LE COLONEL

En vérité?

GUILLEMOT

Oui, monsieur, et je la flatte encore.

LE COLONEL

Ne te trompes-tu pas , Guillemot ?

GUILLEMOT

Monsieur, je l'affirmerais devant elle.

LE COLONEL

Je n'y comprends rien. Mais au moins, parmi les personnes qu'elle reçoit, n'as^tu pas remarqué une jeune femme?

144 LA REGONGILIATIOX.

GUILLEMOT

Excepté vos parens , hojas ne voyons qui que ce soit.

LE COLONEL

Mon père et ma mère connaissent madame de Ponteau ?

GUILLEMqr.

C'est une amitié superbe.

LE COLONEL

Si je devinais (n**e met u rire.) Ah ! ah ! ahî

GHUiLEMOT, k part.

Tout le'monde est donc fou aujourd'hui?

LE COLONEL, avec gaieté.

Guillemot, annonce-moi à cette dame.

ÇUILLEMOT.

Monsieur, voici sa femme de chambre.

SCÈNÇ V.

LE coioHEi SAINT-ROMAIN, JUSTINE, GUILLEMOT.

LE COLONEL , regardant Justine attentivement.

Ah! friponne, je te reconnais.

GUILLEMOT , dans le plus grand etonnemenU

Mademoiselle Gertrude une friponne !

LE COLONEL

Laisse - nous , Guillemot. (Goillemot t'en va arec tous les sigw« d'une violente curiosité. )( A Justine. ) OÙ CSt ma fcmmC?

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