SCENE XIII
MADAME SAINTROMÂIN^ M0I7SIEUR et MADAME DE S£R ELLES.
M. DE SERELLES.
Mesdames me voici à vos ordres.
MADAME SAmX-ROMAÎN.
Parlez- VOUS sérieusement ^ monsieur?
* M. DE SERELLES*
Comme je parle toujours.
madaiAe saint-româin.
Hé bien, nos ordres,. à madame et à moi, sont que vous vous prépariez à faire à nlonsieur Saint- Romain et à sa femme* u»e réception des plus agréables. ,
M. DE SERELLES , k sa femme.
Madame , que veut dire ceci ?
, MADAME DE SERELLES.
Vous voyez bien', madame, voilà ce que je craignais.
MADAME SAINT-ROMAIN
Je ne vois rien d'effrayant.
MADAME DE SERELLES.
Enfin , monsieur et madame Saint-Romain ne sont pas encore arrivés.
168 LA RÉOOJVGILIATION.
madame' SAINT-RO]flAIN.
Pardonnez-moi ; ils sont là-dedans.
MADA14E DE SERELLES.
Monsieur de Serelles , parlez donc.
M. DE SERELLES.
Que voulez-vous que' je dise, madame ?
MADAME DE SERELLES.
Vous devez être au moins aussi contrarié que moi.
M. DE SERELLES.
Je le suis davantage; mais après?
^. DE SEÏIELLES,
Cette entfevy'e ya être si froide.
• MADA1&E SAIJNT-ROMAIN.
Mais, non, pour peu que vous vouliez vous y prêter. Ayez seulemeht l'air d'être contente , monsieur de Serelles aura l'air satisfait, totre fils Ae manquera pas d'avoir l'air tquché, sa femme est trop apprise pour ne pas avoir l'air reconnaissant, et votre famille aur^ fair de toutes les famjUes. Est-ce que cela ne vaut pas mieux ?
M. DE SERELLES.
S'il ne s'agit que d'avoir l'air.
MADAME. SAINT-ROMAIN
Pas autre chose.
M. DE SERELLES.
Allons , madame de Serelles , décidez-voiis. Vous