SAINT-ROMAIN
sa mère.
LE COLONÇL, tombant^^anx pieds de
Ma mère, vous ipettez le comble à tous mes
vœuxl ^
M. DE SERELLES.
Voilà l'air reconnaissant qu'on vous avait *an-
honcé. . ^ é
Madame ijje^serelles.
Je vous prie de^cr()ire, mon fils.....
le coi^nel. *
Que vous m'avez pardonné, ma mère, puisque vous avez eu tant de bonté pour ma femme, et que vous ViBnez de l'embrasser.
170 LA RBCQi\ClI4ATIO]V.
IIADAME^ DE SÇKELLES.
Qui donc atje^embdrassé?
LE COtiONEL.
Votre belle-fiUe.
MADAME DE SÊRELLES.
Madame de PonteaM?
LE COLONEL
Non , madame Saint-Romain.
M. DE SERELLES.
Je ne compreads pas ce qiie vous dites.
- LE COLONEL
Je vous avouerai que c'est sans mon aveu que ma femnuB a fait cette démarche ^ qui ne peut s'excuser que par le désir qu'elle avait de se rapprocher de vous. Elle avait tant de peinç à concilier ce qne je lui disais sans cesse de votre .tendresse pour moi avçc cette interdiction* si rigonreiïîse dopt vous l'aviez frappée, .que, suripontant Tayersion qu'elle a. toujours eue pour toute espèce de déguisement, elle a imaginé cet initocent srtratagème. Il serait pénible tïpour ell« de se voir retirer la cdnfiance que voi\f aviez aqpordée à madame de Ponteau. "^
M. DE SERELLES.
Cette confiance n'aurait été obtenue que par trahison. On croit parler à une femme . discrète
On livre le secret de ses |iabitudes ( a madame ik
screiies.) N'est-ce pas, madttme, que cela est cruel?
• SCEWE "XV. 171
MADAME DR SEJIËLLE»^ avec dignité.
Pour vous, nidnsieur, peut-êfre; ipais pour moi qui ne dis jamais que ce que jejdois dire^ qui ne fais pas des . confidences inconsidérées, qui n'en pourrais pas faire, je sui^ prête à recevoir la femme de votre fils, comme j'ai reçu madame de Ponteau; et il ne m'en coûtera rien pour a^^pir Tair de lui pardonner* (Aucoionei.) Vous avez, monsieur, une femme qui ne ressemble à aucune autre.
LE COLONEL, à la cantoiihfie.
Venez, madame, entendre votre éloge de la bouche de ma mère.