‹ Proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 94 sur 247 · SCENE va · texte numérisé non relu

SCENE va

M. pORSAN , VINCENT, M, TIMORÉ.

VINCENT

M. Timoré demande s'il peut entrer.

M. DORSAN , préftant des lettres qiii sont sur son bureau.

Sans doute. (M.TUik»^ entre en&is«ttpluiUkrssalntations.Ymcents'4li Ta.)

Bonjour, monsieur Timoré. Je suis à «vous dans un içstant. ( u parcourt ses lettres. ) Asseycz-vous donc.

M.h'IMORÉ.

Ne faites ^p^s attention ," monsieur, je vous prie*

(Ils^ssied.) M. DORSAN , toujours ^ccupc^ de ses lettres. e

•Qu'est-ce que vQps^ apportez là, monsieur Timoré?

SCEME TI. 189

M. TIMORÉ

C'est le travid) que moi^ieur m'a demandé sur une nouvelle organisation de ses iSureaux.

M. DORSÀN, même jeu.

Déjà! Vous êtes expéditif. Vous êlîps-vous bien rappelé notre conversation?

M. TIMORÉ

Je crois que oui.

U. DORS AN, même jeu.

Vous supprimez une division.

M. TIMORÉ

Gamine vous me l'avez prescrit.

M. DORSAN'

Assurément. La multiplicité des rouage^ ne cause que de l'embarras et de la dépense, et lépsemier mérite diun adAiinistfat^ur doit être l'éconoiuie. "Ne pensj^-vous- pas comme, moi? ^

M. TIMORÉ

Tl est sûr que tjitft que l'éçopôttiie ne va qu'à supprimer des commis , san's toucjiër aux appointemens de ceux qui restent en è9^etK:ice....«

M. f>0RSAN.

Au contraire , il faut donner à deux - là des gratifications Rpur les 'ëncouragfer ; . car c'est encore de ' F'économie. * * • *

M. TIMORÉ

De cette feçon , je suis de l'avis de * monsieur , si

j'ose me permettre de le dire. Moins de commis mieux payés.

U. DORSAN

A combien se monte cette suppression ?

M. TIMORÉ

A vingt-neuf. *

C'est bien peu.

M. TIMORÉ

Vous verrez la liste que j'en ai dressée.

M. BORSAN.

Et se trou ve-t-il des travailleurs dans ces vingt-neuf?

M. TIMORÉ

Auclin. Ce sont presque tous des jeunes gens qui ne sont ici qu'en attendant mieux.

- .' M. DORSAN

. Fort*bien. Voilà ma consoieBce en repos: Non pas que je me fusse relâché de mes principes, quané cela se serait trouvé autrement; je veux un^ réforme, et rien n'aurait pu m'en faire dép^tii;. Mais vraiment, il est bien honteux que les< administrations- jcie ser- Aienf.que' de pis-^Uer à^-wnc foule de fainéans, qui viennent y perdre le peu de capacité qu'ils auraient eu s'ils n'avaient pastrotivé cette ressource, (n décachette une lettre qu'a Ut has.) Qu'Cst-cc quc c'cst qufe mcJnsieur Joliet ou Joltot qu on Ae recommande ddans cette lettre? * . * .

M. TIMORÉ

Dès qu'il est l'ecotnmandé à monsieur

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