SCENE II
« Frontin!... Fronûin!.., » Ehbien, monsieur , répondez donc.
DORIIEIIIL.
Eh bien , quoi ?
M. DE SOLÂJSGES.
Vous n'entendez pas que je vous appelle?
DORMEUO..
C'est donc à moi. que vous parliez?
M. DE SOLAIYGES.
A qui donc ? J'ai dit • « Frontin ! »
DOUMECIL.
Je ne savais pas que c'était le nom que vous me donniez, vous ne m'eii aviez pas averti. Demandez à M. de Volmar.
Il me semble que cela s'expliquait de reste. Alloi^s, y étes-vous à prescrit ?
DORMETJIL.
Oui,
oc Frontin / »
DORMEXJIL.
C'est à moi que voiis parlez ; il faut que je vous réponde. Eh bien , quoi ? ,
Répondez, : « Monsieur? »
DORMEUIL
ce Monsieur ? »
Mais 2|vec humeur. Comme cela : « Monsieur? ».
ft^ LA MANIE imS PEOVERBES.
DORMEUHi, sur le même ton d'humeur.
<K Monsieur? »
« Donnez'moi mon chapeau. »
DORMEUIL
Vous me demandez votre chapeau; faut-il que je vous le donne? ^
Non, sans doute. Il faut dire, toujours avec brusquerie : « Monsieur, je le cherche. »
DORMEUIL, sur le même ton.
« Monsieur j je le cherche; » et j'aurai l'air de le chercher : cela fera bien, n'est-^» pas?
Je continue : « P^ous le cherchez y vous le cherchez ; si vous aviez plus de soin, vous n^ auriez pas besoin de le chercher. » Voilà une occasion de montrer de IToiumeur, de me mettre en colère, comme je vous le disais tout à l'heure. Allons , répondez.
DORMEUIL
Eh bien, quoi?
BL DE SOLANGES, avec impaUence.
Parbleu ! répondez : « Ma foi! monsieur^ je ne sais pas sentir quelqu'un qui crie toujours. »
M. DORMEUIL répète,
« Je ne sais pas sentir quelqu'un qui crie toujours. »
« Le moyen de s'en empêcher avec vous! Fous êtes dum insouciance y dune maladresse qui passe