SCENE Vin. S
nous sortions; mais, pi$qae tu l'veux, je frai mettre une serrure.
" Et tout de sHite. Je n'me 6e à personiif, pas même à la voisine.
MARGOT
Oh! la pauvre femme! elle est si homiètej elle n'a rien à elle. En vérité, je n'tc r' connais pus. Faut pas être injuste.
THOMAS
Je serai injuste si j' veux. J'n'aime pas qu'cpi m'fasse la leçon.
"MARGOT
Oh çà ! mais je m'fâcherai à mon tour. Qu'est-ce que je te dis? Qu'est-ce que je te fais^C'est vrai; tu me bougonnes là depuis une heure sans rime ni raison Donne-moi cet argent.
THOMAS
Oui, compte là-dessus.
SIARGOT.
Je te dis que je veux avoir c't argent.
THOMAS
■Je te dis' de pi'laisser tranquille.
MARGOT. '
Allons, Thomas, finis, et donne-moi c't argent.
■ - THOMAS
Tu ne l'auras pas.
Tu rprends sur ce ton-là Eh ben, je l'aurai.
SSa Le SAVETIER ET LE FINANCIER.
THOMAS
Tiens, Margot, n'm'échauûe pas les oreilles.
MAltGOT,
Qu'est-ce quo lu nie feras?
l'HOUAS , lui cioADSiiit un coup de Tics-p[i;d.
Va-t-eii au diable.
Ah ! mon Dieu , il m'a battue. Xlioinas m'a battue !
THOMAS, >iec une qninac cniuriun.
£h ben I qu'est-ce que je lui ai fait ? Il y a une heure qu'elle m'impatiente aussi. J'ai beau ).i prier de m'iaisser tranquille, aïlenel'veut pas. On est quelque fois bien aise de respirer; aile ne m'donnepasde répit. Et monsieur Mondor par-ci, et monsieur Mondor par-là. Et qft'est-ce qui t'a dit? Et qu'est-ce que tu lui as répondu ? Et puis aile m'appelle ' ivrogpe ; aile
dit que j'suis un voleur Dame! on n'est pas un
saint. La patience échappe à la fin. ( Ed pkunni. > Margot, dis donc ,'Margot , je n't'ai pas tapée ben fort ; je n'ai
touché ^tie ton tablier Margot, ma femme, parle
donc un peu. (Mirgotpoajsed««.Dgioi..) Ne sois pas entêtée. Puisque j'te demande pardon... Aile ne bougera pas... Esfrce que tu m'boudes? Enfin tun'pourras pas toujours
te taire Eh ben, parle-nîoi tout de suite "Voyez
si aile répond T'es ben femme, va C'est pourtant la première fois depuis un an que' nous sommes mariés C'est*ipasun guignon ! C'est ce maudit ar-
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gent aussi qu'est cause de ça. Depuis qu'il est entré
ici, je n'me reconnais pas Ah! j'vas prendre un
grand parti J'vas le r'porter à monsieur Mondor
Ça finira tout. Margot, veux-tu que je le reporte?
Tu n'as qu'à, dire, va, ça s'ra bentôt fait Mar-
goton, ma p'tite Margoton Tu sais ben qu'tu
ris toujours quand j't'appelle Margoton. Dis, veux-tu que je r'porte c't argent? Fais-moi seulement signe
sans me regarder sous ton tablier rien qu'un
signe de tête Aile tie fait pas d'signe.... Ma fine!
tant pis; qui ne dît mot consent; je n'barguigne pus.
( Il dit soanei l'argent. ) Margot , t'entends ben ce son-là
c'est pour la dernière fois.
( II sort en emportant le sac. )