DE DÉSORDRE
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SCEIVE I.
MOirSIEVR et MADAME DORVAL.
MADAHS DpnViX.
rESPÈRE, mon ami y que vous allez prendre un parti avec votre frère; il n^est pas possible que cela dure plus long-temps.
Quel parti voulez-vous que je prenne ? Je ne puis pas mettre mon frère hors de chez moi.
MADAME DOHVAL.
Sans le mettre hors de chez vous , ne pouvez-vous pas lui défendre, par exemple^ de vous donner des fêtes comme celle d'hier ?
M. DOKVAL,
Assurément je lui en parlerai; je vous en réponds.
MADAME DORVAL
Il appelle cela une surprise ; mais qui est-ce qui paiera cette surprise? ce n'est pas lui, vous le croyez bien.
M. DORVAL
Il prétend que c'est pour amuser nos enfans. *
MADAME DORVAL
Une illumination, un feu d'artifice, et plus de cent personnes à souper, pour amuser des enfans !
M. DORVAL
Vous savez que mon frère fait tout en grand.
MADAME DORVAL
Votre frère ! votre frère se moque de vous.
M. DORVAL
Je ne crois pas que cela lui réussisse.
MADAME DORVAL
Vous êtes trop faible à son égard.
M. DORVAL
Ne croyez donc pas cela.
MADAME DORVAL
Après s'être ruiné à faire le grand seigneur, c'est à vos dépens qu'il veut continuer.
M. DORVAL
Je saurai l'en empêcher.
MADAME DORVAL
Pourquoi vos ouvriers travaillent-ils sur ses ordres? Pourquoi vos domestiques sont -ils à sa disposition? Depuis quinzef jours qu'il est ici, il s'est établi de manière que ni vous ni moi nous ne sommes plus rien dans cette maison.
M. DORVAL
Voulez-vous que j'aille dire à tout le monde que mon frère est un extravagant ?