SCENE III
MADAME DE VERNANT.
Tu ne connais pas ces gens-là , mon enfant ^ tu ne les connais pas. Ils ont toujours porté envie à ton oncle ; et «quand il n'y aurait pas de différence d'opinion entre nous, ils chercheraient encore à nous nuire^ Au surplus, je ne les crains pas; leur animosité même ne peut que nous être favorable dans ce moment-ci.
AUGUSTINE
Ils ne se doutent pas de celle que vous avez contre
eux.
MADAME DE VERNANT.
Je sais que tu prendras toujours leur parti, quand ce ne serait que par esprit d'opposition; mais si tu étais de bonn« foi, tu m'avouerais que ce mariage ne te plaît pas autant que tu voudrais le faire croire.
AUGUSTINE
Je vous assure qu'il ne m'est jamais venu dans la pensée de regretter les dispositions faites par mon père.
MADAME DE VERNANT.
Nous verrons, nous verrous; je compte beaucoup sur le séjour de Paris pour fixer tes irrésolutions.