‹ Proverbes dramatiques (volume 3)Chapitre 174 sur 249 · SCENE XIX · texte numérisé non relu

SCENE XIX

AUGUSTINE, HENRI, madame DE VERNANT.

MADAME DE YERNANT.

Définitivement, je n'écrirai pas; j'ai l'esprit trop inquiet, et mes lettres arriveraient trop tard. Mais qu'avez-vous donc tous deux ? Vous avez l'air content; sauriez-vous quelque chose ?

HENRI

Nous parlions de nos espérances.

MADAME DE VERNANT.

Bon Henri! que j ai été injuste! mais je veux tout réparer. Votre mère a été parfaite; et votre oncle! Ah! quel homme! quelle force de raisonnement! quelle franchise d'opinions ! Ce sont des gens de cette trempe-là que je voudrais voir à la tête du gouvernement. Vous croyez bien qu'il a du crédit , n'est-il pas vrai?

HENRI

Il m'a déjà rendu un bien grand service.

MADAME DE VERNANT.

Est-ce que vous récherchez quelque emploi ? Laissez-moi faire ; si monsieur de Vernant réussit , vous n'aurez qu'à me dire tout ce qui vous conviendra. Sortez donc un peu pour voir si vous n'apprendriez pas quelque chose. Je n'ai jamais été aussi impatiente. Mais ce serait inutile; j'ai déjà envoyé quelqu'un.

il»G£NE XX. 557

C'est ce monsieur de Lurcy que je redoute à présent. Vous ne sauriez- croire combien je me déplais dans cette maison. Que je hais tous ces prétendus amis politiques qui ne se foift aucun scrupule de se jouer de^ous! Peut-^tre aura-t-il eu quelque honte de sa conduite ; il ne faut encore rien dire. Il avait l'air de si bonne foi! SEn effet, pourquoi nous préférerait-il monsieur Bignardin? il. ne l'oserait pas.... en face de mon mari surtojat.Il y a du malentendu; touf cela s'explîqueça à sdn avaintage, j'en suis sûre. Ne le croyez-vous pas, Henri? C'est que, dans l'état où sont les choses, ses voix,*unies à celles de monsieur votre oncle, nous assureraient, la majorité. Allons, allons , monsieur de "Lwrçj est un honnête homme.

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