‹ Proverbes dramatiques (volume 3)Chapitre 179 sur 249 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

M. DE BUATRY. *

Je ne lui ai jamais entendu fair)| les honReurs de personne : ce n'est pas non- plus un fat; encore moins un pédant; il chante , il danse à teervcille; il joue la comédie comme un ange , que voulez- vous donc de plus? ^ , ♦ ♦

MADAME DE BUATRY.

Rien.

M. DE BUATRY. . •

Mous plaisantez; mais, si j'avais un fils, j^^ serais très-content qu'il lui resseqablât.

MADAME BE BUATRY.

Et, si vous aviez une tille, vous la lui donneriez pour femme? ^

M. DE BUATRY.

Je n'ai jamais: fait cette réflexion - là. Mais le voici.

MONSIEUR et MADAME DËBUÂTRY, LE CHEVALIN DE SAINVAL.

. M. DE BUATRY.

Chevalier, nous parlions de vous.

LE CHEVALIiyR.

De moi] Avec madame? »

. MADAME DE BUATRY, emlnrraufîe.

Je trouvais que vous vous faisiez, un peu attendre.

SHO «A âçÈNE BÛCBLE.

• M. DE BUATRY.

Et, cemme oi>'en veut toujours aux» gens qu'on attend , eue ne vous iqénageait guère.

* MADAME DE BUATRY.

Mon ami, vous savez que monsieur n'a jamais de temps à perdre, ^t que nous avons deux rôles à répéter te matin.

LE CHEVALIER, avec expression. * ,

Mais^ madame, je n'ai jamais regardé comme du temps perdu celui où j'avais le bonheur d'être acuriis près de vbus.

M. DE BUATRY.

J'ai été obligé de rompre une lance en votre honneur.

LE CHEVALIER

Serait-il vrai , madame ?

, MADAME DE BUATRY.

Monsieur de Buatry s'amuse à rttarder cotre répétition , et'voità totit.

M. DE BUATRY.

Allons, je a'en dirai pas davantage, puisque cela semble vous contrarier; mais je n'aurais pas été fâché d'apprendre au chevalier que toute» les femmes ne le trouvent pas aussi aimable qu'il se l'imagine.

MADAME DE BUATRY.

Monsieur de Buatry*, voilà une plaisanterie qui se prolonge trpp long-temps.

M. DE BUATRY. ^

' Vous avez raison. Je voulais faire commencer une

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