‹ Proverbes dramatiques (volume 3)Chapitre 180 sur 249 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

scène d'explication entre vous deux; mais vous en avez de plus essentielles à répéter ensemble , -et je . garderai celle-là pour une autre, fois.

LE chevalier: , ^

Uïie scène d'explication ! En quoi donc , madame , aurais-je eu le malheur de vous déplaire?

MADAME DE BUATRY. *

Vous voyez tien, mon ami, où tout cela nous* mène. Faites' donc entendre à monsieur qu'ii n'y a pas le moindre fondement à. tout ce que vous lui avez dit. ' * . '

M. DE BUATRY.

Mais il le sait bien. Remarquez pourtant ce quo c*est que d*avoir affaire à un bon acteur ; comme il était tout de suite entré dans la situation !/( imitant le . chevalier.) « iJi quoi douc , madame, arurais-je eu le malheur ^6 vous déplaire?» Mon cher chevalier., vous êtes un homme admli:able.

LE CHEVALIER

Je 'cherche quels peuvent être mes torts.

M. DE BUATRY.

Ceci est de trop. Quand on a eu un aussi bel élan • que celui que vous venez d'avoir, il faut s'arrêter. Je * vous parle principes. Par où allez- vous commefacer?- Par votre scène de valets ?

LE CHEVALIER

C'est au choix de madame.

MADAME I^ BUATRY.

Cela m'est indifférent.

3»2 LA SCENE BOUQLjS.

M. DE BUATRY. .

Alors ^e décide -pour^la. scène de valets; il faut garder celle d'amour pour la fin.

LE ÇHEVALifcïl. * *

Madame, me donne-t-elle Fordre\le commencer?

MADAME DE BUATRY.

Mais oui , monsieur.

. M. DE BUATRY, \ '

Allons , e\i jîcène , chevalier. , " * .

LE CHEVALIER fait quelques *pas en s'avançant pcès de'madame de Boatrj.

ce Madame » . .

M. DE BUATRY.

Comn^ènt ! un valet *qui appelle une soubrette madame!

XE CHEVALIER

^ C'est juste, je ne sais à quoi je pensa;is. « Mademoiselle... » ,•*.**

« M. DE BUATRY. (- \ '

Mademoiselle ne vaut riep non plus. Appelez-la Marton ou Lisette.

LE CHEVALIER

« Lisette. » i- • ♦

MADAME- DE BUATRY.

« Ail! c'est vous, Frontin? » -^ •*

M. DE BUATRY.

Quels singuliers valets vous êtes ! Il faut se tutoyer.

MADAME Dfi BUAJRY.

Je n'en vois pas la nécessité.

SCENB H. SttS^

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