SCENE II
scène d'explication entre vous deux; mais vous en avez de plus essentielles à répéter ensemble , -et je . garderai celle-là pour une autre, fois.
LE chevalier: , ^
Uïie scène d'explication ! En quoi donc , madame , aurais-je eu le malheur de vous déplaire?
MADAME DE BUATRY. *
Vous voyez tien, mon ami, où tout cela nous* mène. Faites' donc entendre à monsieur qu'ii n'y a pas le moindre fondement à. tout ce que vous lui avez dit. ' * . '
M. DE BUATRY.
Mais il le sait bien. Remarquez pourtant ce quo c*est que d*avoir affaire à un bon acteur ; comme il était tout de suite entré dans la situation !/( imitant le . chevalier.) « iJi quoi douc , madame, arurais-je eu le malheur ^6 vous déplaire?» Mon cher chevalier., vous êtes un homme admli:able.
LE CHEVALIER
Je 'cherche quels peuvent être mes torts.
M. DE BUATRY.
Ceci est de trop. Quand on a eu un aussi bel élan • que celui que vous venez d'avoir, il faut s'arrêter. Je * vous parle principes. Par où allez- vous commefacer?- Par votre scène de valets ?
LE CHEVALIER
C'est au choix de madame.
MADAME I^ BUATRY.
Cela m'est indifférent.
3»2 LA SCENE BOUQLjS.
M. DE BUATRY. .
Alors ^e décide -pour^la. scène de valets; il faut garder celle d'amour pour la fin.
LE ÇHEVALifcïl. * *
Madame, me donne-t-elle Fordre\le commencer?
MADAME DE BUATRY.
Mais oui , monsieur.
. M. DE BUATRY, \ '
Allons , e\i jîcène , chevalier. , " * .
LE CHEVALIER fait quelques *pas en s'avançant pcès de'madame de Boatrj.
ce Madame » . .
M. DE BUATRY.
Comn^ènt ! un valet *qui appelle une soubrette madame!
XE CHEVALIER
^ C'est juste, je ne sais à quoi je pensa;is. « Mademoiselle... » ,•*.**
« M. DE BUATRY. (- \ '
Mademoiselle ne vaut riep non plus. Appelez-la Marton ou Lisette.
LE CHEVALIER
« Lisette. » i- • ♦
MADAME- DE BUATRY.
« Ail! c'est vous, Frontin? » -^ •*
M. DE BUATRY.
Quels singuliers valets vous êtes ! Il faut se tutoyer.
MADAME Dfi BUAJRY.
Je n'en vois pas la nécessité.
SCENB H. SttS^