MADAME DE BI7ATRY
a Lequel ? »
LE CHEYALIEK , remettant une lettre k madame de Biuitry.
« Te charger de remettre cet écrit. »
MADAME DE BUATRY.
« Moi ! »
LE CHEVALIER, avec intention.
a II n'espère pas de réponse ; il désire seulece ment qu'on connaisse ses sentimens et qu'on les « lui pardonne. »
M. DE BUATRY.
Quel langage précieux pour un valet !
MADAME DE BUATRY.
a Mais encore à qui en veut-il ? »
LE CHEVALIER, arec hésitation.
a L'adresse t'en instruira. »
M. DE BUATRY.
Je n'entends rien du tout à la manière dont vous avez pris ce rôle, mon cher Sainval, vous êtes timide, votre voix fléchit à tout moment; vous avez plutôt le ton d'un Céladon que celui d'un Frontin.
MADAME DE BUATRY-, après avoir lu Tadresse de la lettre , marque le plus grand
e'tonnement.
(A part.) C'est mon véritable nom qui est sur cette lettre. ( Ham et froidement. ) Monsieur de Buatry a raison , monsieur; rien de ce que vous faites ici n'est convenable.
(Elle lui rend la lettre. )
LE CHEVALIER, embarrasse.
Vous excuseree, madame