SCENE II. S
contre, et particulièrement chez vous, il m'évite avec un soin dont je lui ^ais bon ^ré cependant.
MADAME D'EBLY.
Vous voyez qu'il ne renonce pas à vous, car je suis sûre qu'il ne s'est mis dans notre partie que dans l'espoir de vous avoir chez lui.
BLINVAL
Vous me flattez.
MADAME D'EBLY.
Je le parierais.
BLINVAL
Je puis vous répondre alors que son espoir sera trompé; que, passé ce Proverbe-ci, je n'en veux plus jouer hors de chez moi; et que je vais tant me blaser sur ce plaisir cet été à la campagne, que l'hiver prochain personne ne pourra m'avoir ni pour or ni p<5ur argent.
MADAME*D'EBLY.
Le fat !
BLINVAL
En efifet , j'ai de quoi l'être , et la méprise de Dorlanges doit me donner beaucoup de vanité.
Vous gardez bien rancune.
BLir?VAL,
Cela est vrai , et j'estime peu les gens qui ouMient trop vite.