SCÈNE IV
MADAME D'EBLY, FORLIS, BLINVAL, DORLANGES.
DORLAUGES.
Pardon, pardon. Je ne suis pas coupable, et vous allez me remercier. Je viens de vous faire l'acquisition d'une actrice.
MADAME D^EBLY.
Et pourquoi faire? nous n'en avons plus besoin.
DORLANGES.
Cest égal ^ c'est égal. Vous sefcz enchantée quand vous saurez qui; c'est mademoiselle Aglaure.
576 LA REPËTITION B'UIV PROVERBE.
MADAME D'EBLY.
Mademoiselle Âglaure de Rusbec?
DORLANGES.
Oui, oui, mademoiselle Aglaure de Rusbec, qui aura cinq cent mille francs en mariage , et peut-être le double , s'il arrivait la moindre chose à une de ses tantes.
MADAME D'EBLY.
La moindre chose, c'est de mourir?
DORLANGES.
Sans doute, et savez- vous que ce serait très-beau; un million de dot, avec père et mère!
MADAME D'EBLY.
Mais elle est bossue.
Sa mère dit que non, mais seulement qu'elle se tient mal; et elle voudrait la faire jouer dans les Proverbes , parce qu'elle espère que cela lui donnera du maintien. j
BLINVAL
L'idée est excellente! les Proverbes serviront bientôt à tout, même à redresser la taille.
DORLANGES.
Mais, monsieur, on peut bien avoir un peu de complaisance pour une aussi riche héritière.
BLINVAL
Mais , monsieur, ce n'est pas dans ma société qu'on désire introduire m^emoiselle de Rusbec ; c'est dans la société de madame' et c'est à elle qu'il faut s'adresser.
SCÈIVE V. 577
MADAME D'EBLY.
Nous verrons. Mais je crois entendre madame de ^ Sennéville.
BLINVAL
Enfin, nous allons répéter.