SCENE IV. 40a
suis pas la seule personne qui vous en ait fait l'observation. ^
M. DAILLY
Allez seule , c^est à deux pas ; ou bien dites à François de vous suivre.
MADAME DAILLY
Et vous , quand viendrez- vous ?
M. DAILLY
Je n'irai pas aujourd'hui.
MADAME DAILLY
Vous ne dînerez pas ch^ mon père?
M. DAILLY
Non.
MAbAME DAILLY.
Vous n'êtes pas malade ? En ce cas-là , je resterais-
M. DAILLY-
Non j je ne suis pas malade.
MADAME DAILLY
OÙ dîne2>vous donc?
M. DAILLY
Je ne sais pas.
MADAME DAILLY
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Je ne suis pas invité chez votre père.
MADAME DAILLY
N'y dînez-vous pas tous les dimanches?
M DAILLY
C'est. un tort que j'ai eu.
MADAME DAILLY
Parlez- VOUS sérieusement?
M. DAILLY
Très-sérieusement.
MADiik(E DAILLY.
Mais c'est d'une bizarrerie qui n'a pas d'exemple, aujourd'hui surtout qu'ils ont du monde.
' M. DAILLY
Du monde invité; moi, je ne le suis pas.
MADAME DAILLY
Vraiment , monsieur , vous avez juré de ne rien faire comme personne.
M. DAILLY
Au contraire, je veux faire comme tout le monde, et ne dîner nulle part qu'on ne m'invite.
MADAME DAILLY
Mais chez mon père et ma mère, vous savez bien que vous n'avez pas besoin d'invitation.
M. DAILLY
Je ne sais pas cela du tout. ,
MADAME DAILLY
C'est donc un parti pris?
M. DAILLY
Oui.
MADAME DAILLY
Je puis VOUS dire que c'est fort ridicule.
M. DAILLY
Je puis VOUS répondre que ce l'est un peu moins