SCÈNE YII
Mt DAILLY, ««1.
Je vaisécrjï'aà Saint-Eugène, pour lui demander s'il veut venir faire un trictrac avec moi après son dîner, (ii se ipet k une tabiç, et ëcrit:) Çcla me fera au moins passer une heure ou deux. Le trictrac m'ennuie à périr ; mais il n'y a que ce mçyen-là de décider Saint- Eugène à venir me tenif compagnie. ^ n cacbette »a lettre , et va la porter II la couiiisc.) Tenez, Fraûçois; c'e^st pour monsieur
de Saint-Eugène, faites diligence. (Il revient lentement avec tons les signes de l'ennui , s'assied , et prend un livre dont il lit le titre.) Qu CSt-CC
que^ c'est que. cela ? « VArt de se rendre heureux. » Quel sot titre! (iiûme!) C'est apparemment l'antidote de madame Dailly contre les chagrins que je lui cause. H y a de l'afjGectation à laisser traîner chez s^i des livres de cette e^pèce^là. (lUnonvreunaatre.) « Recherches ^sur t Origine des Modes, t» Voilà de l'érudition bien placée , et une lecture bien solide. Quel chaos que la tête d'une femme ! J'entends une voiture , ce me semble. ( ii se lève , et va i k croisée.) Eh ! c'est Villefosse. Us ne sont pas encore à Sceaux.