M. DAILLY, FRANÇOIS
FRANÇOIS
Monsieur a sonné ?
M. DAILLY
Gomme vous voilà rouge!
FRANÇOIS
Ah ! monsieur, lar belle emelette ! je n'en ai jamais vu de si grosse : j'y ai mis quinze œufs.
M. DAILLY
Il n'est plus question 9e cela. Vous allez aller chez 1 apothicaire demander des pilules purgatives.
FRANÇOIS
Des pilules purgatives?
M. DÂILLY.
Oui, des pilules purgatives. Vous avez la sotte manie de toujours faire répéter ce qu'on vous dit
Est-ce xjue c^est pour monsieur?
M. DAILLY
Oui ; je veux me purger.
FRANÇOIS
Et ma belle omelette ?
M. DJftLLY.
Vous la mangerez.
FRANÇOIS
Mais , monsieur, il est sept heures. Ça vous tourmentera la nuit, et vous ne pourrez pas dormir.
M. DAILLY
Vous croyez que ça ne me tourmentera que cette nuit?
• FRANÇOIS
C'est très-possible.
' M. DAILLY
Et d'ici là, ça me laissera tranquille?
FRANÇOIS
Je le crpis bien.
M. DAILLY
Alors , servez votre omelette.
FRANÇOIS
Monsieur prend le bon parti.
Dépêchez-vous.
ftCENS: XIII. 419
' ' SCÈNE- xri. •
M. DAILLY, seul. ,
. Ne peut pas se donner de Toccupation qui veut.... SI macjame Dailly m'avait ditayi mot seulement, je sTtis sûr que je me serais décidé à aller avec elle. On
va m'accabler de* questions dimanche prochain
Défiyiitivement, je ne veux pas dîner....* Je vais afler prendre un bain. Cela me fera dû bien. C'est une bontie idée (drentend du bruit.) Qui est-ce qui vient à cette heure-ci ? Je crois , Dieu me pardonne , que c'çst* ma belle-mère, msidanie*de Sarmoise. C'est pour m'achever.