GÈNE XV. 42S
chambre. ( Bas , tandis que Franco» exécute ses ordres. ) Madame de
Sarmoise était de bonne foi , et ce n'est pas une mystification qu'elle a voulu me faire. £lle croit réellement que je suis malade. Au fait, comment s'imaginer qu'on se plaise à se tourmenter soi-même comme je l'ai fait aujourd'hui? ( Haut k François.) Vous êtes encore là?
C'est que je cherchais les bretelles de monsieur.
M. DAILLY
Je les ai sur moi.... Vous auriez donc été J^ien content de sortir aujourd'hui ?
FRANÇOIS
Puisque monsieur était mrlade, ça ne se pouvait pas.
M. DAILLY, lui donnant de l'argent.
Tenez, voilà pour boire à ma santé. Allez faire mon feu.
FRANÇOIS , k part.
Bon ! la lune est sur son déclin.
( 11 sort. )
M. DAILLY, se passant la main sur le fiipnt.
Diable de tête ! Madame de Sarmoise est femme à revenir. Allons, il faut avaler ma sottise jusqulau boul. Qui sait? Le régime qu'elle m'a ordonné est peut-être celui qui me convient C'est ma femme que je ne |)ourrai tromper.... Pourquoi? Elle m'aime beaucoup. Je n'ai qu'à lui dire que je souffre , elle le croîVa. C'est une si excellente femme!... Si elle n'était pas plus raisonnable que moi,* mon ménage serait
un enfer. Il faut que je reporte chez elle les dentelles que j'y ai prises ce matin.... Mais être condamné à boire dç la tisan^ et à met^e mes pieds à l'eau, pour avoir refusé de passer une soirée agréable au milieu de ma famille!... C'est bien fait, je le mérite; c'est tna faute. Et je vais me coucher, quand œ ne serait que pour ne pas faire mentir le proverbe: