SCENE UI
sera bonne au' moins à nous divertir. Occuponsnous à présent de mon travestiss^nient.
ADÈLE
Moi, jfe reste comûie je suis; mon rôle n'est pas important.
HOSALIE.
Ni le mien non plus ; cependant il faut que je change quelque chose à ma toilette.
Et moi, que j'ajoute à la mienne: je suis l'amoureuse.
FLORBEL.
Allons , allons , ne perdons pas de temps.
ÉOSATLIE ET JENNY. *
Nous vous suivons.
(Ils sortent.)
' scèiVË III.
> • , ADÈLE ,* seule,
Qu'est-ce que tout cela deviendra? Jusqu'ici ce que j'y vois de plus clair, c'est une mystification pour c^tte pauvre Jenny. Comment s'imaginer qu'un homme du monde ait pu la prendre pour une jeune personne bien née? Elle n'en a ni le ton ni les manières; il faut-être juste. Si c'était mpi, ce serait autre chose..: Enfin Je le verrai ce phénix, et, s'il en vaut la peine, je ne» lui laisse pas faire la sottise d'épouser
488 LE BESOEUVIIEHENT INES COMEDIENS.
Jenny. Je suis aussi jeune qu'elle, t6ut aussi jolie ^ je puis fort bien lui couper l'herbe sous le pied, et je dois le faire. Ma conscience *se refuse à laisser tromper un honnête homme qui a cinquante mille livres de rentes.