SCENE Xm
cherchais à prolonger la vôtre! Combien j'étais sotte! (A Rosalie.) C'est sans doute à madame que nous devons cette plaisanterie?
Le nom de l'auteur n'y fait rien, si elle vous a diverties.
ADÈLE , fëchement.
Pas le moins du monde.
FLORICOUR.
J'ai si peu de talent ! Au surplus, je ne m'en plains pas; j'aurais pu vous faire illusion, et j'aime beaucoup mieux qu'il n'y ait que moi de mystifié.
ADÈLE
Est-ce à jouer de semblables parades que vous avez passé tout le temps qu'il y a que nous vous attendons?
FLORICOUR.
Oh! non. Mon ^emploi est celui des valets, et je ne prends les rôles d'amoureux que quand le hasard me présente d'aussi jolies personnes que vous; c'est fort rare.
JENNY, k part.
Malgré tes fadeurs, je ne te pardonnerai de ma vie.
FLORBEL.
Allons, mes amis, nous nous sommes amusés aux dépens les- uns des autres , comme on fait dans le monde, sans vouloir nous tromper, seulement pour essayer ce que nous valons. De petites plaisanteries comme celles-ci avancent beaucoup l'amitié entre
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camarades, et qous voilà tous unis à la vie, à la mort.
O la belle intimité que cela va faire ! Au surplus :