SCENE II
SOPHIE
II est vrai qu'elle l'a dit dans un moment d'humeur.
M. FILLARS.
Preuve qu'elle le pensait : c'est justement quand
on a de l'humeur qu'on déguise le moins ses senti-
mens.
SOP91E.
C'était en revenant de chez madame Gaulof^, qui avait eu la maladresse de la camper devant une croisée , le soleil lui donnant en plein sur la figure. Ecoutez donc aussi , quand on reçoit la visite de quelqu'un qu'on a intérêt de ménager, on ne le campe pas devant une croisée ; n'est-ce pas donc , monsieur Fillars?
M. FILLARS.
Cela ne s'est jamais fait.
MADAME MAIRET
Mais d'où te»ez-vous donc toutes ces sottises-là, mademoiselle Sophie ?
SOPHIE
De la femme de chambre de madame du Renay elle-même.
MADAME MAIRET
Et vous me ferez croire qu'elle causerait la ruine de toute une famille pour une pareille misère?
SOPHIE
Misère ! comptez^vous pour rien , madame , le désagrément d'être en plein soleil quand on met autant debJanc que madame du Renay, et qu'on le met ^ussi mal? on a l'air d'un masque. Personne ne se soucie de cela.
Ci us iiAmï/M;r. MAsgrc.
Monsieur Âinoub a de la fortune.
Je souhaite qo^ii hii en reste ass9 pour payer ses
Ne hadinez pas : sa femme me doit de Fargent. La somme est-elle forte?
MADtàME HAIRET.
Je ne serais pas opoteute de la perdre.
M. mULSS.
Dans ce cas^ Eûtes tos diligences ^ si vous m>n
MADAME MASUrr.
Mais étes-Tous bien sur?
Fie^Tous à m<M. Je suis au courant de tout ce qui re^irde les gens qui ont de mauvaises alEiires.
Alors TOUS ne tous occupes pas de ceux qui sont heureux.
9L FUXAIS.
Je les attends.
MAHA^g MAIBET.
Vous TOUS êtes créé là un joli plaisir.
9L FILIAR;:>.
Pourquoi a-t-on Fair de me narguer ? Est-<:e que je ne les Taux pas bien tous? Je n'ai pas besoin d>ux;