‹ Proverbes dramatiques (volume 3)Chapitre 78 sur 249 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

M. DORFEtlIL.

Non ; mais elle le menace d'avoir des révolutions.

MADAME DERZnXY , riant.

C'est drole.

M. DGRFEXJIL.

Ce serait drôle pour un mari qui s'en moquerait ; mais ce grand niais de Valcé prend cela à la lettre ; et, pour éviter une révolution à sa femme, il met tout sens dessus dessous .dans sa maison.

MADAME DERZHiLY.

Si vous aimiez comme il aime, vous ne trouveriez pas cela si désagréable que vous 1^ pensez. I/améur vit de sacrifices.

M. DOBFEUIL.

Le sien doit bien se porter.

MADAME DERZILLY.

Et puis , que ferait-il à la campagne ?

M. DORFEUIL

Ah ! vous croyez qu'il serait désœuvré sans les caprices de sa femme ?

MADAME DEBZn;.LY.

Sans doute.

M. DORFEUIL

Eh bien , occupation pouf occupation , je préférerais une femme qui parlerait ouvertement, qui crierait même quelqu^ois, à toutes ces vapeurs et ces migraines de comilfande; cela ferait du bruit, au moins.

MADAME DERZILLY.

Une femme qui crie , fi donc 1

M. DORFEUIL

C'est signe qu'elle se porte bien.

MADAME DERZUiLY.

Vous avez bien fait de ne pas vous marier.

M. DORFEUIL

Oui , s'il faut paraître dupe pour être un bon mari.

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