SCÈNE I
M. DORFEtlIL.
Non ; mais elle le menace d'avoir des révolutions.
MADAME DERZnXY , riant.
C'est drole.
M. DGRFEXJIL.
Ce serait drôle pour un mari qui s'en moquerait ; mais ce grand niais de Valcé prend cela à la lettre ; et, pour éviter une révolution à sa femme, il met tout sens dessus dessous .dans sa maison.
MADAME DERZHiLY.
Si vous aimiez comme il aime, vous ne trouveriez pas cela si désagréable que vous 1^ pensez. I/améur vit de sacrifices.
M. DOBFEUIL.
Le sien doit bien se porter.
MADAME DERZILLY.
Et puis , que ferait-il à la campagne ?
M. DORFEUIL
Ah ! vous croyez qu'il serait désœuvré sans les caprices de sa femme ?
MADAME DEBZn;.LY.
Sans doute.
M. DORFEUIL
Eh bien , occupation pouf occupation , je préférerais une femme qui parlerait ouvertement, qui crierait même quelqu^ois, à toutes ces vapeurs et ces migraines de comilfande; cela ferait du bruit, au moins.
MADAME DERZILLY.
Une femme qui crie , fi donc 1
M. DORFEUIL
C'est signe qu'elle se porte bien.
MADAME DERZUiLY.
Vous avez bien fait de ne pas vous marier.
M. DORFEUIL
Oui , s'il faut paraître dupe pour être un bon mari.