SCÈNE II
LES PBECéDEHS, DORMEUIL.
DORMEUIL
Messieurs, suis-je le premier qui sois venu vous demander un rôle?
M. DE VOLMAR
Oui.
DORMEUIL
Voilà mon droit établi, je n'en veux pas plus.
SGEl^nS II. 17
Est-ce que vous avez envie de jouer?
DORMEIJIL.
Envie! j'en ai la fureur.
, M. DE SOLÂN6ES.
Sera-ce votre début?
DORMEUIL
Oui et non. Je n'ai pas encore ce qu'on appelle joué de proverbes; mais j'en ai tant vu jouer, que je suis sûr d'y être parfait. Inaaginez-vous que j'ai passé Tété dernier chez ma belle-sœur, la marquise d'Albon, où l'on en jouait tous les soirs une demidouzaine, et supérieurement.
M. DE VOLMAR
Voyez-vous , Solanges, une demi-douzaine tous les soirs!
DORMEUIL
Ni plus, ni moins.
ftjaïs quand les apprenait-on?
DORMEUIL
On ne les apprenait pas. On les... on les... Ah! mon Dieu, il y a un terme pour cela.
On les improvisait.
DORMEUIL
C'est ^la. Nous avions un monsieur de beaucoup d'esprit qui intentait quelque chose; et puis chacun ensuite arrangeait cela à sa manière. Moi, je n'étais que spectateur, à cause de ma poitrine.