‹ Proverbes dramatiques (volume 3)Chapitre 91 sur 249 · MADAME DERZILLY, MADAME DORIMON · texte numérisé non relu

MADAME DERZILLY, MADAME DORIMON

MADAME DORIMON

Vous ê^tes sans doute madame Derzilly, madame?

MADAME DEBEILLY.

Oui , madame. ^

MADAME DORIMON

Je suis charmée que le hasavd me procure l'avantage de connaître une personne dont f avais beaucoup entendu parler.

MADAME DERZILLY.

Vous avez trop de bonté.

MADAME DORIMON

Je n'ignore pas que monsieur votre père a beaucoup contribué au mariage de ma fille , et /lous devons de la reconnaissance à ceux qui nous ont fait faire une aussi bonne acquisition que celle de monsieur de Valcé.

MADAME DERZILLY.

Il est digne de sa femme , c'est tout dire.

^ • ^ MADAME DORIMON

Ah ! madame , vooas êtes biev indulgente. Monsieur de Valcé est-pfeirfait, et je n'ose pas dire que ma fille soit parfaite.

MADAME DERZILLY.

Comment se trouve-t-elle à cette heure?

MADAME DORIMON

Elle m'a paru fort bien; elle a même déjeuné de fort bon appétit.

MADAME DERZILLY.

Croyez-vous que je puisse la voir?

MADAME DORIMON

C'est monsieur de Valcé qui est ici le grand-maitre des cérémonies , et je n'ose rien décider. *

MADAME DERZILLY.

Il est d'un soin pour sa femme....

MADAME DORIMON. -

Entre nous, je crains qu'il ne la gâte.

MADAME DERZILLY.

Laissez faire ; le temps en rabattra assez.

MADAME DORIMON

Il paraît que c'est dans son caractère. Elle a eu devant nous un léger mouvement d'humeur sur je ne sais quoi que l'on est venu lui dire à l'oreille; si vous eussiez vu monsieur de Valcé chercher à lire dans ses yeux.... Il était admirable. Mais le voici.

MADAME DERZILLY.

Madame , je vous laisse.

(Elle sort.)

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