MADAME DERZILLY, MADAME DORIMON
MADAME DORIMON
Vous ê^tes sans doute madame Derzilly, madame?
MADAME DEBEILLY.
Oui , madame. ^
MADAME DORIMON
Je suis charmée que le hasavd me procure l'avantage de connaître une personne dont f avais beaucoup entendu parler.
MADAME DERZILLY.
Vous avez trop de bonté.
MADAME DORIMON
Je n'ignore pas que monsieur votre père a beaucoup contribué au mariage de ma fille , et /lous devons de la reconnaissance à ceux qui nous ont fait faire une aussi bonne acquisition que celle de monsieur de Valcé.
MADAME DERZILLY.
Il est digne de sa femme , c'est tout dire.
^ • ^ MADAME DORIMON
Ah ! madame , vooas êtes biev indulgente. Monsieur de Valcé est-pfeirfait, et je n'ose pas dire que ma fille soit parfaite.
MADAME DERZILLY.
Comment se trouve-t-elle à cette heure?
MADAME DORIMON
Elle m'a paru fort bien; elle a même déjeuné de fort bon appétit.
MADAME DERZILLY.
Croyez-vous que je puisse la voir?
MADAME DORIMON
C'est monsieur de Valcé qui est ici le grand-maitre des cérémonies , et je n'ose rien décider. *
MADAME DERZILLY.
Il est d'un soin pour sa femme....
MADAME DORIMON. -
Entre nous, je crains qu'il ne la gâte.
MADAME DERZILLY.
Laissez faire ; le temps en rabattra assez.
MADAME DORIMON
Il paraît que c'est dans son caractère. Elle a eu devant nous un léger mouvement d'humeur sur je ne sais quoi que l'on est venu lui dire à l'oreille; si vous eussiez vu monsieur de Valcé chercher à lire dans ses yeux.... Il était admirable. Mais le voici.
MADAME DERZILLY.
Madame , je vous laisse.
(Elle sort.)