SCENE Vm. i
faut. (Haut, en se tournant du côté du cabinet. ) H est encore venu une autre personne qui vous est bien chère, et que vous aurez bien du plaisir à revoir.'
M. PARTOUT
Qui cela donc ?
MADAME BERNARD
Votre cœur ne vous l'indique pas ?
M. PARTOUT
Finissons. Quelle est cette personne?
C'est un jeune homme qui a des torts assurément , de très-grands torts ; mais la jeunesse excuse bien des choses : et d'ailleurs , à tout péché miséricorde.
M. PARTOUT
Est-ce que ce serait mon neveu , par hasard ?
MADAME BERNARD
Oui, monsieur, c'est lui-même.
M. PARTOUT
Qui vient de Montpellier, sans me prévenir! Vous seriez- vous chargée de parler pour lui ?
MADAME BERNARD
Non, monsieur.
M. PARTOUT
Vous l'avez bien assuré que je ne consentirais jamais à son mariage.
iÇi6 TOUS LES COMÉDIENS, etc.
MADAME BERNARD
Il n'y a pas de dpute.
ni. PARTQTUT.
De quel air a-t-il reçu cela ?
MADAME BERNARD
Il a l'air assez résolu, et son bpau-père aussi.
M. PARTOUT
Son beau-père ! Son beau-père est donc avec lui?
MADAME BERNARD
Mais oui, monsieur.
M. PARTOUT
Ah ! son beau - père est avec lui. ... Ils se seront concertés pour me faire une scène de pathos.
MADAME BERNARD, à part, d'un air effrayé.
XJne scèpe ^e pathos ! où me suis-je fourrée ?
M. PARTOUT
Ils n*ont qu'à bien se tenir. Je les recevrai de la bonne façon. Dites à Philippe de me donner un autre habit.
BtADAME BERNARD.
J'y vais, monsievir. (A p?rt, en sortant.) Une scène de pathos ! Je me suis prêtée à une scène de pathos !
M. PARTOUT
Je ne puis pas empêcher ce mariage, qi^i du