‹ Proverbes dramatiques (volume 4)Chapitre 103 sur 240 · M. PARTOUT, MADAME BERNARD, LÉON · texte numérisé non relu

M. PARTOUT, MADAME BERNARD, LÉON

LEON , courant vers son oncle.

Bonjour, mon cher oncle.

M. PARTOUT

Madame Bernard, laissez-nous.

( Madame Bernard s'en va. Un intervalle de silence pendant lequel l'oncle et le neveu se regardent, )

LÉON , d'un air timide.

Mon cher oncle, comme vous me regardez! Serait-il donc vrai que vous fussiez courroucé contre moi ? Qu'ai-je fait pour m'attirer un pareil malheur?

i68 TOUS LES COMÉDIENS, etc.

M» PARTOUT, de l'air le plus sérieux.

Vous ne l'ignorez pas , monsieur , et lorsque , malgré les avertissemens que je vous ai fait donner, vous avez persisté à vous livrer à la frivolité de vos goûts, au lieu de chercher à acquérir la gravité nécessaire à un homme de votre profession , vous avez dû penser que tout lien entre nous était rompu.

^ LÉON

Je vous a^ua^, mon cher oncle, que je n'ai reçu aucun avertissement de votre part; et cela est si vrai, que je ne sais pas encore ce que vous entendez par la frivolité de mes goûts.

( Il se tourne du côte' dq cabinet. ) M. PARTOUT.

C'est le métier d'histrion que vous faites.

LÉON

Quoi! mon oncle, ce sont là les seuls reproches que vous ayez à me faire ?

M. PARTOUT

La corruption du siècle vous entraîne , mon neveu; vous vous faites esprit fort pour mépriser toutes les convenances ; je souhaite que cela vous réussisse. Au surplus. Pantalon était médecin.

LÉON, riant aux e'clats.

Tenez, mon cher oncle, il y a tant de probité dans votre talent, qu'il vous est impossible de

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