SCENE XV
PERRINE
Un peu.
M. DE THECLE.
Sans votre mère , est-ce que vous vous seriez rais toutes ces idées dans la tête?
• PERRINE
Ce n'est pas pour donner raison à ma mèi^e, mais je crois bien que oui. ** '
M. DE THÈCLE
Vous me trouvez donc dangereux ?
PERRINE
Monsieur, je ne voudrais pas vous dire une chose qui vous ferait de la peine; mais je dois épouser Francise, et je ne dois penser qu'à lui.
M. DE THÈCLE
Ma chère enfant, je trouve cela parfait. Je ne veux pas vous détourner de ce mariage ; Francise est de mes amis, et je suis loin de vouloir lui faire du tort. Je ne vous demande qu'un peu d'estime; ce n'est pas trop exiger.
PERRINE
Que vous fait mon estime?
M. DE THÈCLE
Ma chère Perrine, j'y mets un très-haut prix; tout le monde ici chante vos louanges , et tout le monde a raison. Pourquoi voudriez-vous que je fusse le seul qui eût à se plaindre de vous ?
PERRINE , en soupirant.
Ah! monsieur, si je pouvais parler franchement , vous verriez bien que je vous rends justice.
M. DE THÈCLE , avec transport.
Charmante enfant! éloignez un peu votre mariage. (Il présente une bourse. ) Je vcux y Contribuer; mais dites-moi que vous ne me croyez pas dangereux.