SCENE VU
nous nous connaîtrons, vous avouerez plus à moi.
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE
Jamais, milord; n'y comptez pas.
LE LORD
A vingt-cinq ans , vous voudrez pas boire , vous voudrez que vous conserverez votre teint. Je avoue que je tiens pas à cette misère-là, moi; tout cela passe. Je me attache à ce qu'il reste. Je veux un femme qu'il soit solide.
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE
Jusqu'ici , Zéphirine n'a été qu'un faible lierre , cherchant un ormeau pour appui.
LE LORD
Je serai le ormeau ; nous boirons ensemble pour le arroser, et nous nous appuierons l'un contre l'autre... A quand la noce?
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE
Ah! donnez-moi au moins quelque temps; la pudeur empêche de répondre si brusquement à de pareilles questions.
LE LORD
Combien cela il dure l'a pudeur? Demain il sera passé , vous croyez ?
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE
Demain ! mais c'est bien prompt.
aya LA SAPHO, etc.
LE LORD
Non pas trop prompt; il faut demain il soit passé.
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE
A demain donc.
LE LORD
Bien cela. Je suis plus heureux que Diogène. Voilà un femme! (Avec passion. ) Adieu, milady!
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE
Adieu , mon milord.
( Il sort . )
SCÈi\E VIII.
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE , GEORGEÎ.
Voilà un drôle d'marieux! Pardine, mamselle sera ben lotie aveuc li ; i' s'apprête déjà à la faire fumer. Que c'est tentant un moineau comm' ça ! Si j'étais femme, je sais bien qui est-ce qui ne l'épouserait pas.
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE
Il ne m'a rien dit sur ma figure.
GEORGET
l'dit qui n's'y connaît pas... (il rit.) Ah! ah!