SCENE XIV
vous ne reconnaissez pas lou signoiir Tonrloupini ?
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE
Vous ?
FLORBEL.
(Accent champenois.) Je suis chargé de la part de monsieur le Président au grenier à sel, de vous remettre la présente que voici.
MADEMOISELLE ZÉPHIRIJVE.
Georget , qu'est-ce que cela veut dire ?
FLORBEL.
(Accent naturel.) Mademoiselle, j'ai de grandes excuses à vous demander. Pour vous plaire, assurément, j'aurais dû chercher à me mettre en quatre; je n'ai pu aller que jusqu'à trois, et c'est un tort. Vous voyez en moi milord Wasterbooroug , le signor Tourloupini , et monsieur Moutonnet, votre petit serviteur de tout mon cœur.
(Il s'enfuit.) SCENE X V ET DERNIÈRE.
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE , GEORGET
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE , d'un air embarrasse.
Georget, je parie que tu n'avais pas deviné que c'était une même personne; moi, j'avais vu
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le jeu. C'est une facétie du Président. Tu vas voir sa lettre.
(Elle lit.)
« Mademoiselle ,
» D'après votre dernier mot, je viens de con- » dure , d'une manière irrévocable , le mariage » de mon neveu, à qui j'assure tout mon bien; » ce qui m'empêchera d'être à l'avenir aussi na- » turellementque parle passé, votre très-humble » serviteur. »
GEORGET
Mamzelle avait-elle aussi deviné celui-là? Sa-? vez-vous que vous avez tout l'air d' rester fille?
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE
Regarde-moi donc; une figure comme cela peut-elle craindre quelque chose? Pour un de perdu, cent de retrouvés.
GEORGET
Oui; mais en attendant...
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE
En attendant, je suis une leçon pour les jeunes filles qui veulent courir deux lièvres à la fois, et qui restent entre deux selles...
(Elle fait la re've'rence et s'assied par terre.)
ou