MADAME SEVERIN, HÉLÈNE; EDOUARD
en habit de charlatan ; MARINE.
EDOUARD , à Marine , sans avoir l'air de voir He'léne et madame Seyerin,
Qu'est-ce donc que cela veut dire? Quoi! ce monsieur, qui m'a conduit jusqu'à cette maison, s'en retourne après m'avoir déposé à la porte! Comment dois-je envisager un procédé aussi inconcevable ? Se regarde-t-il comme un personnage trop important pour me servir d'introducteur?
MARIWE.
Ecoutez-moi , monsieur.
EDOUARD
Taisez-vous, ma mie. Pouvez-vous concevoir ce qu'il y a de révoltant pour moi dans une semblable conduite? Cette demeure n'est donc pas celle d'une dame aussi considérable qu'on me l'avait annoncé. Tubleu! se jouer du signorTropaldini !
Monsieur, • .
in. 24
EDOUARD
Une simple servante pour m'annoncer!
MARINE
Monseigneur, écoulez-moi, de grâce.
EDOUARD
Quelles raisons pouvez - vous m'alléguer ? quelle excuse pourrez-vous me faire? de quelle manière vous y prendrez-vous pour disculper à mes yeux cet inconcevable jeune homme ?
MARINE
Monseigneur , l'entrée de cette maison est interdite à ce monsieur , voilà pourquoi il n'a pas osé prendre sur lui de vous amener jusqu'à ce salon.
ÉDODARp.
Qu'apprends-je!... Je me serai montré toute la matinée causant familièrement avec un proscrit, un homme que l'on chasse des maisons honnêtes! Je veux punir son audace. . . Adieu.
(Il feint de vouloir sortir.) MADAME SEVERIN, le retenant.
Seigneur, ce jeune homme n'est point un proscrit. Des raisons particulières . . .
ÉDODARD.
Je n'écoute rien , madame. Le besoin que vous avez de moi, peut vous engager à pallier les torts de celui à qui vous devez ma visite; mais