‹ Proverbes dramatiques (volume 4)Chapitre 23 sur 240 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

cherche en mariage. Il ne nous a parlé que ce matin du désir qu'il avait de nous les faire engager pour ce soir , et voilà tout ce grand mystère. Avez-vous encore quelque chose à exiger ?

ERWEST.

Si vous voulez absolument me condamner....

MADAME VIÉTOF.

Non, je veux vous réformer. Soyez persuadé que ce qui établit dans le monde la réputation d'un honnête homme, c'est sa femme. Quand une femme se loue d'un mari , il n'y a plus rien à dire. Mais vous m'avouerez qu'une femme , de son côté , ne peut se charger d'une aussi grande responsabilité que lorsque véritablement elle ne trouve rien qui la choque; et les femmes sont très-susceptibles , et elles ont raison de l'être.

AGLAÉ

Voilà qui est fini, maman. Il reconnaît ses torts; il ne f^ut pas le gronder davantage.

MADAME Vi:ÉTOF.

Je ne le gronde pas, je l'instruis.

AGLAE, avec enjouement.

Donnez-moi le bras , Ernest , que nous entrions ensemble dans le salon.

MADAME VIETOF. ^

Non , ma petite, entre plutôt seule; et donnelui même ton mouchoir, afin que rien ne nuise

4o LE PLUS BEAU JOUB DE LA VIE.

à ton maintien. {Aglaé donne son mouchoir à Ernest.) Prenez aussi son SchalL (Elle lui donae un schall.) Est - il

heureux !

( Agiae sort-, sa mère la suit. )

ERNEST

{ Il s'en va. \

Enfin !

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