SCENE XI
LES PRÉCÉDEIVS, MADAME RUINARD.
MADAME RUINARD , à la cantonade.
Ayez bien soin de mon âne , vous autres. Songez que vous m'en répondez sur vos têtes. ( Apercevant M. Dumout. ) Tieus , voilà le rcstc de nos écus. Bon jour, petit papa; avez-vous vu notre maître -clerc? (Elle fait la révérence.) Mesdames, je suis votre servante. Imaginez-vous, petit papa, que je viens de le perdre de vue , sans concevoir comment cela s'est fait. Il aura tourné le grand taillis. C'est que vous ne savez pas que
nous venons de la Croix-de-Fer, que nous avons loué des ânes, qu'il y a une calvacade superbe.
M. DÏIMONT.
On s'est donc réuni à la Croix-de-Fer?
MADAME RUIWARD.
Sans doute. ,..
M. DUMOJMT, à madame Roche ville. S^CTTfBfp
Je vous le disais bien.
MADAME ROCHEVILLE , à madame Ruinard.
Vous n'auriez pas vu mon mari, madame?
MADAME RUINARD, riant.
Je parierais que si.
MADAME ROCHEVILLE.
Comment! vous parieriez.
MADAME RUINARD.
C'est que je ne connais pas monsieur votre mari; mais je devine, à la manière dont vous venez de me faire cette question, que ce doit être un monsieur qui, dès en arrivant, nous a demandé si nous n'avions pas vu sa femme. (Bas à M. Dumont.) Qu'est-ce que c'est que ces gens-là ?
M. DUMONT , bas à madame Ruinard.
Ah! ne m'en parlez pas ; ils me font damner depuis ce matin.