‹ Proverbes dramatiques (volume 4)Chapitre 5 sur 240 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

ERNEST, M. VIÉTOF.

M. VIÉTOF, riant.

Elle est inconséquente cette petite Agiaé. Ma femme et elle veulent le consulter sur quelques chiffons, je le parierais. Elles ont en lui ime

lo LE PLUS BEAU JOUR DE LA VIE.

confiance qui n'a pas de nom. Il est vrai qu'il se connaît à tout.

ERNEST , avec dépit.

Il a bien du bonheur.

M. VIÉTOF.

S'il trouvait quelque chose à redire à la toilette de sa cousine , elle serait capable de la recommencer.

ERNEST, toujours avec de'pit.

C'est comme vous dites , la preuve d'une grande confiance.

M. VIÉTOF.

Ah ! mon cher Ernest , vous allez apprendre ce que c'est que les femmes. Il est vrai qu'il faut bien avoir quelque chose qui vous fasse sentir la vie ; si on n'était pas tourmenté de temps en temps , on s'ennuierait. En parlant de tourment, avez- vous été chez madame Duriffey ? Par exemple , elle est bien complète celle-là. Quand je pense qu'on voulait me la faire épouser dans le temps ! En vérité , j'aime encore mieux ma

femme. ( Ernest regarde l'appartement d'Aglae'.) VoUS VOUS •

attendez toujours à la voir paraître J'ai passé

par là. Allez pour votre bal ; mettez une heure à votre négociation , s'il le faut ; revenez ici , et je vous réponds que vous ne trouverez rien de plus avancé.

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