‹ Proverbes dramatiques (volume 4)Chapitre 6 sur 240 · SCENE IV. II · texte numérisé non relu

SCENE IV. II

ERNEST

Mais, monsieur, il me semble que je pourrais bien entrer chez Aglaé.

M. VIÉTOF.

Ce serait pour vous faire lapider. Songez donc que c'est vous que l'on veut surprendre. Allez pour votre bal.

ERNEST

Certainement je n'irai pas que Justin ne soit revenu.

M. VIÉTOF.

A cause de moi? Pour me tenir compagnie? Je ne vais pas rester ici. Ne faut -il pas que je retourne dans le salon amuser un peu notre monde? Quand vous serez de retour, c'est alors que nous ferons ensemble une descente dans cette chambre mystérieuse, et il faudra bien qu'on en finisse.

ERNEST

Le bal est dans ce mornent la chose qui m'occupe le moins.

M. VIÉTOF.

Cela vous regarde ; c'est à vous que l'on s'en prendra. Du moment qu'un père, qui a élevé une grande fille, lui a trouvé un mari, et qu'il a donné la dot , on n'a plus rien à lui demander.

( Ernest fait quelques pas vers l'appartement d'Aglaéj monsieur Viétof le retient par le bras.) J'oubiiais de VOUS dire Une

chose importante. Veillez bien sur votre femme aujourd'hui.

ERNEST , avec etonnement.

Que voulez- VOUS dire?

M. VIJÉTOF.

Ayez soin qu'elle ne parle que le moins possible à ses cousines Hérisson et Sophie; elles ont déclaré que votre appartement sentait la peinture, et que votre femme ne devait pas y coucher avant un mois. Voyez quel texte elles fourniraient à Aglaé pour nous tourmenter tous ce soir. Il faudra que vous ayez même l'œil sur sa

mère^ car ce serait le même inconvénient

Entendez-vous seulement ce que je vous dis ?

ERNEST, se parlant à lui-même.

C'est par trop ridicule. Je vais entrer.

(Il va à l'appartement d'Aglae j Justin ea sort.)

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