SCÈNE XV
LES PRÉCÉDEWS , puis HENRIETTE d'abord , ensuite VICTOIRE.
VICTOIRE , dans la coulisse.
Au secours ! au secours ! à l'aide !
HENRIETTE , accourant avec effroi.
Maman ! ma chère maman !
MADAME ROCHEVILLE.
Grands dieux! qu'y a-t-il?
HENRIETTE
Je ne sais pas; mais j'ai entendu crier ma bonne , et je viens me réfugier près de vous.
VICTOIRE, entrant sur le the'âtre.
Ah ! le scélérat î ah ! le monstre !
M. ROCHEVILLE.
Expliquez-vous , Victoire.
VICTOIRE
Il n'y a pas de supplice pour un pa reil bandit.
MADAME ROCHEVILLE.
Qu'avez- VOUS donc? Que vous a-t-on fait?
VICTOIRE
Rien , madame , grâces au ciel ! Mais , en vérité,... je le reconnaîtrais entre cent.
M. ROCHEVILLE.
Que veut-elle dire , et de qui parle-t-elle ?
VICTOIRE
Ne pas respecter mon âge.
M. ROCHEVILLE.
Il paraît que nous ne sauronç rien.
VICTOIRE
Le brigand !
M. ROCHEVILLE.
Est-ce qu'on nous a volé?
VICTOIRE
Non , monsieur.
M. ROCHEVILLE.
Mais enfin que vous est-il arrivé ?
VICTOIRE
Attendez donc que je sois un peu remise, monsieur. Je ne sais encore où j'en suis. J'avais tant dit que je n'irais jamais dans les bois.
MADAME RUINARD.
Je ne devine pas à qui elle en a.
M. DUMONT
Ni moi.