SCENE XIV
C'est une gentillesse de madame.
M. ROCHEVrLLE.
Cette gentillesse-là n'a pas dû être de votre goût ; mais c'est l'usage , dans .ces sortes de parties, de se faire toutes les niches qui passent par la tête. (A monsieur Dumont.; Boujour, Dumont.
M. DUMONT
Monsieur, je vous présente mes respects.
M. ROCHEVILLE.
Tout le monde demande après vous.
M. DUMONT
Si ces dames eussent voulu me croire, nous vous aurions rejoints plus tôt.
M. ROCHEVILLE , à sa femme.
Avez-vous amené Henriette ?
MADAME ROCHEVILLE.
Oui ; elle est là.
M. ROCHEVILLE.
Tant pis. J'aurais autant aimé qu'elle ne fût pas venue. Cette société pourra nous divertir; mais je ne crois pas qu'une jeune personne...
MADAME RUINARD.
J'ai bien amené ma nièce, qui est de l'âge de votre demoiselle.
Vous m'avouerez cependant que la conversation du déjeuner...
MADAME RUINARD.
Était drôle.
M. ROCHEVILLE.
Plus que drôle.
MADAME RUINARD.
J'ai mes principes là -dessus. Je me suis dit: si elle n'y entend rien , ça ne lui fait pas de tort; et si elle y entend quelque chose, ça ne lui apprend rien.
MADAME ROCHEVILLE.
Monsieur Rocheville, si vous m'en croyez, nous retournerons à Paris.
M. ROCHEVILLE.
Pourquoi cela? à cause d'Henriette?
MADAME ROCHEVILLE.
Mais oui , d'abord. Ensuite. ..
M. DUMONT
Gomment , madame , vous nous quitterez ?
MADAME RUINARD, bas, en le tirant par le bras.
Laissez-les donc partir. Que voulez-vous que nous fassions de cette ménagerie-là?
M. DUMONT, bas à madame Ruinard.
Soyez sûre qu'ils ne resteront pas.
MADAME RUmA.RD, à part.
Est-il dissimulé!
M. ROCHEVILLE , à sa femme.
Je vous réponds que pour vous qui aimez à observer...