SCÈNE III. io
M. DURET
Canaille, canaille que tout cela, qui ne mérite pas la moindre indulgence.
M. JOVIAL
Elle est fort jolie, et c'est une sotte de s'être amusée à voler des lapins; sur mon honneur, elle pouvait faire mieux. (H Ht. ) Ah! ah ! ah!
M. PRESSÉ
Allons, messieurs, perdons le moins de temps possible.
M. INDÉCIS
Tâchons pourtant d'y voir un peu plus clair qu'hier; car il ne m'est pas démontré que cet homme , que nous avons condamné , soit bien véritablement le voleur de la montre.
M. DURET
Cela ne vous est pas démontré ?
M. BENIW.
Si Von m'eût écouté....
M. JOVIAL , ayec ironie-
Non , il n'avait fait que l'emprunter.
M. PRESSÉ
Messieurs, il ne s'agit pas de ce que nous avons fait hier, mais de ce que nous avons à faire aujourd'hui.
loG LE JURY.
, , M. PONCTUEL
Il faut d'abord nous asseoir, et demauder lecture des questions posées par la cour.
( Les jures s'asseyent. » ) M. PARLAVIDE.
C'est à moi , comme président du Jury , à faire cette lecture.
LE GARÇON DE BUREAU, à M, Pari avide d'un air de mystère.
Est-ce vous, monsieur, qui êtes monsieur Parlavide?
M.- PARLAVIDE.
Oui ; qu'avez-vous à me dire ?
LE GARÇON DE BUREAU, toujours avec mystère.
Rien , monsieur.
M. PARLAVIDE.
Qu'est-ce que cela signifie?
LE GARÇON DE BUREAU, même jeu.
C'est une lettre pour vous.
( Il lui donne la lettre. ) M. PARLAVIDE j mettant la lettre dans sa poche.
C'est bon. Retirez-vous. Le Jury va délibérer.
( Le garçon de bureau sort. ) MeSSieur« , CC n'cSt paS
1. Le président au milieu de la table vis-à-vis les spectateurs. A sa droite MM. Bénin, Pressé, Ponctuel, Jovial, Léveillé, Indécis. A sa gauche M. Duret, les autres jurés dans l'ordre de leurs numéros.