LÉON , MADAME BERNARD, M. DE ROCHERON
3"-^ LÉON
Madame Bernard , j'ai rencontré monsieur' comme je sortais pour le chercher.
MADAME BERNARp, faisant une révérence à M. de Rocheron.
Monsieur, j'ai bien l'honneur de vous saluer.
M. DE ROCHERON, à Le'on en saluant madame Bernard.
Madame est une de vos parentes?
LÉON
Par l'amitié qui nous unit à madame Bernard, elle est de la famille. '^ ^'-'^' '■
i54 TOUS LES COMÉDIENS, etc.
M. DE ROCHERON.
Répétez-moi donc encore une fois, mon cher ami , que le motif que vous m'avez donné du silence de monsieur votre oncle envers moi n'est pas une plaisanterie.
LÉON. "^^ -tfrr''
Il n'y a rien de si sérieux. Demandez à madame.
M. DE ROCHERON.
Vous ne me ferez jamais croire qu'un avocat de Paris, un homme d'esprit, puisse être timoré à ce point-là.
LÉON
Il n'y a peut-être que madame Bernard qui trouve cela tout simple. , ,
Il ne faut pas me mettre en jeu. Je répète ce qu'il m'a dit; il peut avoir ses raisons. A présent surtout que les mœurs sont à la mode, on blâme beaucoup de choses auxquelles on n'aurait pas fait attention il y a quelque temps.
M. DE ROCHERON , souriant. ifjr'^r^rfoM
Je commence à être sur la voie. Et puis, s'il m'avait répondu, il n'a pas d'enfans, vous êtes son seul héritier , il aurait pu craindre que nous ne voulussions l'engager. Qu'il se rassure; je suis assez riche , Dieu merci , pour choisir le