SCENE II
avais déjà parlé à Suzanne. C'est très- singulier. Votre voiture n'est pas très-large , nous y sommes un peu gênés ; de cette façon-là vous serez plus à votre aise et nous aussi. Je ne vous plains pas ; si j'étais homme je n'aurais pas d'autre place.
JOSÉPHINE, un bouquet à la main.
Madame veut-elle me permettre de lui offrir ce bouquet ?
MADAME DEMBRUN, prenant le bouquet, en donne un petit coup sur la joue de Joséphine.
Merci , petite. ( a m. Flamet. ) Vous le voyez , mon talisman fait son effet. Mais j'aperçois Suzanne , partons.
( Elle sort accompagnée de M. Flamet et de l'hôtesse. ) JOSÉPHINE , seule.
Si j'avais su, je ne me serais pas tant piqué les doigts pour lui donner les dernières roses qui nous restaient. « Merci , petite ! » Je me soucie bien de son merci.