‹ Proverbes dramatiques (volume 5)Chapitre 145 sur 232 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

madame DUPUIS , ARTHUR , FRANÇOIS.

ARTHUR

Comment vous portez-vous aujourd'hui, belle dame?

MADAME DUPUIS

Ah! bonjour, monsieur Arthur. ( a François. ) Il n'y a donc personne là-dedans.

» FRANÇOIS

Pardonnez-moi, Madame; mais le plus souvent on n'annonce pas Monsieur.

( Il va pour sortir. ) MADAME DUPUIS.

Attendez. Sachez d'Hortense si j'ai une fraise , une collerette toute prête; si je n'en ai pas, elle en arrangera une sur-le-champ. Une fraise que l'on met autour du cou. Retiendrez-vous cela ?

FRANÇOIS, d'un ton d'humeur.

Oui , Madame. Une fraise , comme des fraises.

MADAME DUPUIS

C'est bien , allez. (François sort.) — (A Arthur.) Avez-

vous remarqué le ton que ces gens-là ont pris depuis la révolution ?

a66 LE JUSTE MILIEU.

ARTHUR

Ah, dam ! c'est le ton de l'égalité, de la république , des étudians.

MADAME DUPUIS

Je vous en prie en grâce, Arthur, ne me parlez pas des étudians ; je les ai en horreur. On devrait fermer les écoles. N'y a-t-il pas assez de médecins et d'avocats?

ARTHDR.

J'étais tout à l'heure au café de Paris, tout près d'une table où il y avait de ces messieurs qui veulent la guerre , qui sympathisent" avec les insurgés de tous les pays.

Mon Dieu ! qu'ils aillent les rejoindre.

ARTHUR

Qui sont pour les peuples contre les tyrans.

MADAME DUPUIS

C'est-à-dire, qui ne demandent que l'anarchie et le pillage.

ARTHUR

C'est cela.

MADAME DUPUIS

Leurs vociférations soi-disant patriotiques ne sont autre chose que de l'envie contre tout ce qui a de la fortune, contre les classes élevées. Depuis

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